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Ecrit et édité par Eleonora Pizzanelli

Colloque Forum de la Mode

Industrie de la mode et métiers d'arts: savoir-faire, formation, innovation et compétitivité

Mardi 16 Octobre

Différentes fédérations du prêt-à-porter et de l'habillement se sont rencontrées le 15 Octobre 2018 au Sénat, sous l'égide du comité stratégique de filière des industries de la mode et du luxe. L'occasion d'évoquer et de débattre autour des notions de mutations du secteur et de la préservation de la création et de la fabrication françaises.

L’excellence et le savoir-faire français sont à défendre et préserver. L’attractivité économique et culturelle du pays doivent être stimulées pour accroître les richesses du secteur, les plus dynamiques de l’industrie (1, 7 % du PIB pour la filière du luxe). La formation et le domaine de la création doivent préconiser l’intelligence de la main et de l’esprit avec de nouveaux défis à la clef comme la transmission des connaissances, l’internationalisation…. La mode, l’art et la création sont liés, il faut créer en conclusion une synergie entre les trois pour donner une nouvelle impulsion au secteur.

« La mode relie l’ordinaire à l’extraordinaire tandis que le luxe, lui, exalte l’exceptionnel » insiste Guillaume de Seynes, directeur général d’Hermès. Le Patrimoine local constitue avec les PME et les TPE du secteur ses capacités d’innovation, à travers l’expérimentation. Les enjeux environnementaux ne sont pas en reste puisque la responsabilité sociétale, la traçabilité des produits sont désormais de nouveaux critères à prendre en compte dans les processus de fabrication. Il faut aussi rappeler que 80% de la production du luxe est destinée à l’export et constitue une balance commerciale excédentaire pour la France. Pourquoi ne pas réaliser un axe Londres- Paris- Milan- St Petersbourg de la mode, pour valoriser les problématiques liées à cette filière exclusive ?

"La mode relie l’ordinaire à l’extraordinaire tandis que le luxe, lui, exalte l’exceptionnel "

Parler d’ancrage, de traditions est nécessaire, et plus particulièrement dans l’activité des métiers d’art, indissociables des fashion weeks. Sur deux semaines intensives, le prêt-à-porter ou la Haute-Couture, produisent 1, 2 milliards d’euros de profit. De quoi représenter un atout de développement économique pour le pays et une visibilité accrue sur le marché. Paris n’est pas la capitale de la mode pour rien ! Tout le monde défile dans la capitale : les américains, les italiens, les anglais… la création doit être soutenue. D’où l’importance du renforcement de la formation, de la création d’emploi et surtout la valorisation du Made in France.

En France, on compte 281 métiers d’Art, dans 16 domaines différents. Issus du travail des manufactures des Rois de France, ils constituent une sorte de fierté française dont les étrangers nous envient. Mais ces métiers d’Art sont actuellement menacés, souligne Arnaud Haefelin, président de la Fédération Française de la maroquinerie (FFM) et PDG de Gainerie- 91. Par ailleurs, la transformation digitale se répand progressivement dans les entreprises : des formations doivent être mises en place à cet effet pour promouvoir et acquérir la culture de l’innovation.

La filière mode recense 10 000 recrutements par an ce qui en fait l’un des secteurs les plus ouverts pour l’embauche. Que cela soit en couture ou en horlogerie, la mode et le luxe concentrent 35 000 emplois. L’accompagnement des entreprises est une priorité que le secteur doit mieux envisager pour préserver son leadership.

Eleonora Pizzanelli