• Grey Facebook Icon
  • Grey Twitter Icon
  • Grey Instagram Icon

Ecrit et édité par Eleonora Pizzanelli

L' Artisanat du luxe: la Haute Couture

Vendredi 6 Juillet 2018

Les silhouettes sont toutes autant éblouissantes les unes que les autres, entre les broderies et les dentelles parsemées délicatement sur des tissus nobles. Bienvenue dans l’univers de la Haute Couture, dont le défilé bat son plein à Paris depuis le début du mois de juillet.

crédit photo DR

Avec des prix qui dépassent toujours les centaines de milliers d’euros, les confections des maisons de Haute Couture représentent une opportunité économique considérable pour l’industrie de la mode et de luxe française. Christian Dior, Chanel, Jean- Paul Gaultier…. Tous sont entrés dans ce cercle prestigieux par les décisions prises par la commission du ministère de l’Industrie. Cette Commission, depuis 1945, fixe des conditions pour être membre de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode, dirigée actuellement par Ralph Toledano.

crédit photo DR

Les créations doivent être faites à la main, dans les Ateliers de la Maison composé d’un minimum de 20 personnes. Lorsque les collections sont achevées, les défilés prennent la suite du processus de distribution et promotion et proposent au moins 25 silhouettes à chaque passage. De plus, une société au sceau de Haute Couture se doit d’être inscrite au calendrier officiel depuis quatre ans tout en étant de surcroît parrainée par une autre maison. Le label Haute Couture n’est valide que sur une année. Il faut le renouveler pour être garanti membre permanent.

crédit photo DR

    Les maisons de Haute Couture permanentes sont les suivantes :

  • Alexandre Vauthier

  • Alexis Mabille

  • Ateliers Gustavolins

  • Bouchra Jarrar

  • Chanel

  • Christian Dior

  • Franck Sorbier

  • Gimabattista Valli

  • Givenchy

  • Jean-Paul Gaultier

  • Maison Martin Margiela

  • Maurizio Galante

  • Stéphane Rolland

 

Les membres correspondants ou les membres invités peuvent défiler à Paris, mais ne possèdent pas l’Appellation Haute Couture, spécifique à Paris et la France. Ce sont Giorgio Armani, Valentino, Elie Saab et Martin Margiela qui possèdent l’honneur de  donner leurs shows dans la capitale.

1/1

crédit photo DR

crédit photo DR

La Haute Couture a très peu évolué, depuis sa naissance au XIXème siècle par Charles Frederick Worth. En effet, les riches bourgeoises se déplaçaient quatre fois par an selon les modes à Paris pour s’acheter leurs tenues extravagantes. Il était interdit, et l’usage perdure encore de nos jours, de ne pas citer le nom des acheteuses. La Haute Couture comporte ses initiés bien qu’elle ne représente que 1% du chiffre d’affaires d’une Maison, qui préfère s’occuper de ses lignes de parfums, de maroquinerie ou de prêt-à-porter.

 

Les robes font des allers-retours incessants pour épouser au mieux les silhouettes des clientes, fascinées par le story-telling de la marque. Alors qu’un tailleur nécessite 200 heures de travail, une robe de cocktail 150 et les robes de mariée plus de 800 heures, la couture parisienne a encore de beaux jours devant elle, pour les pessimistes qui en lamentent la fin. Néanmoins, comme le décrit Alexis Mabille  : « Nous avons la chance d’avoir des fournisseurs incroyables à Paris : des Ateliers, des fabricants de tissus… Il y a une énergie particulière, festive qui attire beaucoup de maisons (….) c’est un peu comme une grande fête qui durerait plusieurs jour». Et c’est ce qu’elle est en train de faire, de défiler, comme si Paris était une fête.

crédit photo DR

Eleonora Pizzanelli